Rencontre avec Sarah Diane Eck, co-fondatrice & CEO, Sandblock

Ce mercredi 28 octobre, nous étions reçus dans les locaux d’Atkearney pour le deuxième petit déjeuner StartHer de rentrée. Au programme ce matin là : blockchain, communautés, ICO (Initial Coin Offering), avec Sarah Diane Eck, co-fondatrice et CEO de Sandblock. Des échanges animés autour d’un délicieux petit déjeuner offert par notre partenaire Lenôtre.

StartHer : Sarah Diane, pourrais-tu nous décrire l’activité de Sandblock ?

Chez Sandblock, nous avions remarqué l’énergie folle dépensée par les marques pour récompenser et fidéliser leur clientèle, via notamment la mise en place de rewards (coupons, bons ou points sur cartes de fidélité accumulés lorsque l’on fait ses courses). Globalement, ces marques faisaient face à des consommateurs peu réceptifs (60% des récompenses allouées ne sont jamais utilisées). En cause : des rewards souvent difficilement réutilisables car limités à une même marque ou un secteur. Nous avons donc créé une application grand public qui s’appelle Satify. Le principe est simple : plus tu shoppes, plus tu accumules des tokens (un jeton en crypto-monnaies) qui jouent le rôle de reward. Nous n’avons pas d’avis sur le futur de monnaies comme le Bitcoin, mais c’est toujours bien d’en recevoir gratuitement, pour tester. Et avec seulement 5% de femmes qui ont des cryptomonnaies, il est temps que la tendance s’inverse ! Côté utilisateur, l’expérience est simple et fun, et côté marques, la blockchain sécurise l’émission et la circulation des points, bons de réduction etc. Le lancement de Satify est prévu pour mi- décembre.

Nous avons aussi un deuxième produit, Stakin, qui est une application créée pour engager une communauté pendant une ICO, notamment via un système de gamification. En effet, une communauté dédiée et motivée est primordiale pour une ICO réussie, et nous nous sommes servi de cet outil pour notre propre ICO en début d’année. L’idée est que vous receviez des tokens du projet en fonction de votre engagement dans ce projet !

Nous développons depuis plus d’un an toutes les briques tech pour faire fonctionner ces deux produits.

StartHer : Quelles sont pour toi les définitions clés pour comprendre la blockchain ?

Pour moi la blockchain peut se comprendre en deux images :

  • Elle peut se voir comme un grand livre dans lequel sont enregistrées des informations et/ou données inaltérables, que tout le monde peut lire ;
  • Ou comme une solution qui permet de rendre des actifs digitaux complètement uniques et donc transférables d’une personne à une autre sans dilution de valeur (à l’inverse d’un objet envoyé sur internet, par exemple par email, qui n’est qu’une copie).

Ces définitions sont à prendre avec des pincettes, en effet on parle plutôt des blockchains que de la blockchain. Cependant on peut en identifier deux grands types : les blockchains publiques et privées. Les blockchains publiques (Ethereum ou Bitcoin pour les plus connues) sont toutes celles dont le registre des transactions est lisible par tout le monde, partout sur la planète. Au contraire, les blockchains privées se définissent notamment par la sélection et validation des participants.

Dans ces deux catégories les fonctionnements des blockchains sont très différents, elles répondent à des besoins différents et des applications sectorielles variées.

StartHer : Notre but chez StartHer, c’est notamment de créer un environnement tech plus inclusif. Cette problématique de diversité, c’est quelque chose que tu ressens aussi dans le milieu blockchain ?

Effectivement, il y a très peu de femmes dans le milieu des blockchains, je dirais même que c’est pire que dans le secteur de la tech en général. On fait face à des comportements sexistes, comme d’autres milieux majoritairement masculins (à noter qu’à une récente conférence dans la blokchain à laquelle je me suis rendu aux Etats-Unis et qui réunit plus de 5000 experts, 3 intervenantes sur 88 étaient des femmes et la soirée réseautage de conclusion était organisée… dans un strip-club ndlr). Cependant, je ne veux pas voir cela comme un frein : il y a aussi beaucoup d’hommes bienveillants dans ce domaine. Et je suis la première femme CEO d’une startup blockchain financée par une ICO, donc tout est possible, il faut juste oser !

PS: prochain petit-déjeuner Starther ce mercredi 12 décembre! Inscriptions ici: PETIT DEJEUNER MEET MY MAMA

 

Written By
More from jkirk

StartHer dévoile le baromètre StartHer-KPMG 2018 de l’entrepreneuriat Tech au féminin

Pour la 4ème année consécutive, StartHer publie son désormais très suivi baromètre...
Read More

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *