Prochain PDG de Microsoft : la possibilité Julie Larson-Green

Ce mois d’août, quelques semaines à peine après avoir réorganisé la société qu’il avait rejointe en tant que trentième employé en 1980, Steve Ballmer a annoncé qu’il quittera son poste de PDG dans les douze prochains mois. Celui qui avait remplacé l’illustre Bill Gates à la tête de Microsoft en janvier 2000 n’a pas pour autant annoncé le nom de son remplaçant ou de sa remplaçante. Un silence et un mystère qui laissent alors place aux rumeurs, aux inspirations de la presse et autres pronostiques des accoutumés du secteur.

Parmi ces noms qui circulent, on a déjà pu voir notamment celui de Alan Mulally, le PDG actuel de Ford, qui a notamment affronté avec brio la crise de l’industrie automobile américaine et mis l’accent sur la technologie embarquée (notamment avec l’aide de Microsoft.) Autre candidat, Stephen Elop, fraichement débarqué du dernier rachat en date de Microsoft : Nokia. On a pu voir d’autres noms circuler, comme celui de Tony Bates ou de Mike Lawrie, mais on a aussi vu passer celui de Julie Larson-Green.

Un parcours exemplaire

Julie Larson-Green at Microsoft
Crédit photo: Michael Dunn

Arrivée à Microsoft il y a maintenant plus de 20 ans,  Julie Larson-Green a peu à peu gravi les échelons, sans jamais décevoir. Son portrait par Ryan Tate dans le magazine Wired parle de lui-même : elle a tout de l’héritière de Steve Ballmer. Quand on lui demande si elle se voit comme le prochain PDG de Microsoft, elle répond : “donnez-moi une année et reposez moi la question.” On peut supposer que l’annonce du départ du big boss a certainement précipité sa réflexion à ce sujet…

Longtemps pressenti pour succéder à Ballmer, Steven Sinofsky n’est plus dans la société. Aujourd’hui à la tête de la division Devices and Studios, Julie Larson-Green peut légitimement viser plus haut ; la prochaine étape logique dans la carrière de la executive vice-president de Microsoft est nécessairement à un poste hiérarchiquement au-dessus, et qui dit au-dessus dit un poste qui semble se libérer dans l’année…

Une concurrence variée

Chacun des candidats possède, tout comme Julie Larson-Green, quelques désavantages certains. On pourrait par exemple “reprocher” à Mullaly d’avoir déjà 68 ans (soit onze ans de plus que Steve Ballmer, pas un âge idéal pour devenir le PDG d’une des plus grandes sociétés technologiques du monde, à l’aube d’une nouvelle ère), et à Elop de ne pas avoir réussi à “sauver” Nokia (peu de chances que les investisseurs l’avaient recruté pour vendre à Microsoft deux ans plus tard.) Stephen Elop est d’ailleurs aujourd’hui rattaché de facto à la division devices de Microsoft, dirigée aujourd’hui par… Julie Larson-Green.

Des candidats externes, des candidats internes (on pense notamment à Kevin Turner), d’autres entre les deux (Elop par exemple), la concurrence est rude pour Larson-Green et les profils de ses “adversaires” sont très différents les uns des autres. Une chose est sûre, le profil du prochain PDG, que choisiront Bill Gates et John Thompson, donnera d’excellentes indications sur la direction que prendra la société de Redmond. Que signifierait alors pour Microsoft la désignation de Larson-Green comme prochain PDG ? Un focus accentué sur les devices (ex: Surface) ? Un exercice dans la lignée de Steve Ballmer ? Ou alors l’occasion de donner un vrai nouveau départ à Microsoft, avec l’aide d’une vétérane maison qui a encore de quoi surprendre et briller ?

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