Les femmes dans le numérique qui ont marqué 2013

Pour l’entrepreneuriat féminin, c’est une excellente année 2013 qui s’est achevée. Les initiatives mettant en avant la réussite et les accomplissements de nombreuses business-women se sont comptées par dizaines, tandis que les femmes sont de plus en plus encouragées dans le monde, notamment par les gouvernements, à se lancer dans l’univers de l’entreprise et des startups. Il suffit de lancer une recherche sur le web pour s’en rendre compte : difficile de référencer toutes les opérations et associations mettant en avant la réussite et l’ambition des femmes en tant que chefs d’entreprise.

Dans le numérique tout particulièrement, les femmes seront une force entrepreneuriale sur laquelle il faudra à coup sûr compter en 2014. Mais avant, revenons un instant en 2013 pour mettre sous la lumière des projecteurs quelques unes de ces femmes, qui ont su, par leurs actions ou leur réussite, changer les choses.

Katie Stanton

aaaaaÀ ne pas confondre avec la chanteuse soul des années 70, ni avec la féministe radicale du XIXe siècle, Katie Stanton est à la tête de Twitter en France, en tant que directrice de la stratégie internationale. Arrivée à Paris le 16 août 2013, elle occupe le poste depuis l’année 2010.

Anciennement directrice de la stratégie numérique de Barack Obama, son rôle est d’assurer le développement international de Twitter notamment en France et en Europe (Ali Jafari, en tant que vice-président des ventes en Europe et directeur commercial, est quant à lui basé à Dublin). Le recrutement récent d’Olivier Gonzales au poste de directeur général est la première étape d’une installation forte de Twitter en France, signal fort pour la branche high-tech. Voilà une girl in tech que l’on est fier de recevoir à Paris.

Fleur Pellerin

Très active, la ministre déléguée chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique a progressivement gagné en influence au cours de l’année et s’est rendue visible par des propositions gouvernementales et des initiatives en faveur des startups plus que par des déclarations parfois plus maladroites.

Il a fallu être légèrement patient, mais Fleur s’est finalement engagée à soutenir les femmes dans la création d’entreprise et le numérique. L’entrepreunariat tech en France est aujourd’hui indissociable du nom de Fleur Pellerin et son combat contre le sexisme sur le Web est aussi à souligner et à encourager.

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Marie Ekeland

aaaaaAssociée chez Elaia Partners et cofondatrice de France Digitale, Marie Ekeland est aujourd’hui incontournable dans le paysage startup français. Elle siège également au conseil d’administration de la dernière perle du web française, Criteo.

L’année 2013 fut riche pour Marie et s’est terminée en beauté par l’entrée en bourse (Nasdaq) de Criteo, société dans laquelle Elaia a investi (et récupérera plus de 60 fois le montant initial). Le développement de France Digitale, dont le mot d’ordre est de “créer les champions français du numérique” aura lui aussi été impressionnant. En moins d’un an et demi, l’association a déjà su faire pression sur le gouvernement pour défendre les intérêts des acteurs du numérique qu’elle représente. Aujourd’hui, France Digitale est un acteur absolument incontournable du numérique en France et en Europe.

Son flair et sa vision sont aujourd’hui prisés et elle est sans conteste l’un des investisseurs majeurs en France. Il faudra garder un œil attentif en 2104 sur ces nouveaux investissements et sur ces prochains paris : l’écosystème startup français est indissociable de Marie Ekeland.

Fany Péchiodat

Fuyklff8NuEhRrpt4RSblTl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9Cela s’est passé en novembre dernier. Le groupe Aufeminin.com rachète 60% des parts de My Little Paris, l’éditeur à la tête aujourd’hui de 3 sites (Paris, Lyon et Marseille).

D’une simple newsletter envoyée à une cinquantaine d’amies, le concept de Fany Péchiodat deviendra ensuite un véritable business à succès. Une croissance naturelle (Fany n’a jamais levé de fonds pour aller de l’avant) qui est encore très rare en France ; une exception, une énigme, un exemple.

La startup propose par la suite le concept de “My Little Box” à ses abonnés et aux annonceurs, qui permettra de toucher plus de 70 000 personnes sur le million qui sont abonnées à la newsletter. La box, comprenant par exemple des échantillons de produits de beauté, permettra au groupe d’assurer un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2012 et qui devrait atteindre les 13 millions en 2013.

Le rachat va permettre au concept d’être porté à l’international et de développer encore sa notoriété grâce à la force de frappe d’Aufeminin.com (41 millions de visiteurs uniques par mois sur 13 pays). Félicitations Fany, l’aventure My Little Paris, qui ne fait que commencer, restera l’une des plus belles acquisitions de l’année

Barbara Labate

Avec sa startup Risparmiosuper (ce qui veut dire “super économies” en italien), Barbara Labate a notamment remporté en 2013 la troisième édition de la Lady Pitch Night, notre propre compétition annuelle pour les startups européennes (qui comptent au moins une femme dans l’équipe fondatrice).

Sa startup est un site qui permet notamment aux utilisateurs de réaliser facilement, comme son nom l’indique, des économies ; le site compare différents prix dans différents magasins et définit lequel est le plus proche de vous, tout en permettant aux propriétaires de magasins de consulter les prix de leurs concurrents. Une approche double, centrée à la fois autour du consommateurs, mais aussi autour du gérant du magasin.

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Reshma Saujani

Reshma-Saujani11Reshma Saujani a elle aussi marqué l’année 2013 de son empreinte. “Apprendre à coder” est sur toutes les lèvres depuis un an ou deux et Reshma a su très vite positionner les femmes sur ce sujet en créant Girls Who Code dès 2012. Aujourd’hui, Reshma se lance dans une carrière politique au sein de la ville de New York.

À Girls in Tech, nous sommes bien placés pour mesurer l’influence de Reshma sur ce sujet, puisque nous avons initié avec Microsoft nos cours de coding gratuits, en suivant cette mouvance.

Nous avions notamment lancé cette opération aux côtés de membres de RailsGirls (Thibaut Assus), une autre entité dont le but est d’armer les femmes dans le numérique avec les bons outils afin qu’elles réalisent plus facilement leurs rêves.

Marissa Mayer

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On voulait initialement se limiter à des personnalités de préférence basées en France mais comment concevoir une liste Women in Tech of 2013 sans mentionner Marisa Mayer? La PDG de Yahoo n’a cessé de faire parler d’elle et de sa société : rachats de startups en nombre (notamment Tumblr), replacement de Yahoo au premier plan médiatique et un positionnement ferme sur le télétravail.

Si l’efficacité de toutes ses actions est encore incertaine, Marisa Mayer est devenue une réelle source d’inspiration et un exemple à suivre pour beaucoup, aussi bien en tant que leader féminin que chef d’entreprise. Comment ne pas aimer celle qui a voulu racheter Dailymotion? Une question à poser à Arnaud Montebourg…

En attendant de découvrir quelles seront les entrepreneuses à suivre en 2014, toute l’équipe de Girls in Tech vous fait parvenir ses meilleurs vœux de réussite pour 2014, en espérant que votre nom figurera dans notre liste de l’an prochain !

Roxanne Varza (qui pourrait également être dans cette liste) a également contribué à cet article.

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